• 09 août.
     

    La taxe poids lourds: l’écologie comme alibi

    La taxe poids lourds sera effective le 21 juillet 2013 !

     Comment s’abriter derrière l’alibi écologique pour taxer une fois de plus le secteur du transport !

    Il s’agit d’un projet issu directement de la Loi ‘Grenelle Environnement’ qui consiste à imposer une « taxation écologique » qui concerne tous les véhicules de transport de marchandises de plus de 3.5 tonnes empruntant les 15.000 km de réseau routier national et départemental français taxé pour commencer …

    Le réseau taxé comprend d’une part les routes nationales, les autoroutes non concédées soit 10.000 km et d’autre part les axes départementaux pour les autres 5000 km.

    Vous pouvez découvrir sur internet la carte nationale du  réseau taxable :

    http://cartelie.application.developpement-durable.gouv.fr/cartelie/voir.do?carte=Bande_V5_ScanIGN&service=DGITM

    Tous les véhicules de plus de 3.5 tonnes, français comme étrangers, sont concernés.

     La taxe poids lourds concerne aussi bien les véhicules utilisés en transport public que pour le compte propre.

      La taxe poids lourds est perçue que le véhicule soit vide ou chargé.

    Les recettes seront affectées à l’Agence de Financement des Infrastructures de France (AFITF) et aux collectivités territoriales. Une partie des recettes de la taxe sera notamment investie dans le développement d’infrastructures et de projets prévus par le Grenelle Environnement, favorisant l’environnement et encourageant le développement durable.

    Sa mise en œuvre effective sur le réseau routier va démarrer officiellement le 21 Juillet 2013 sur l’ensemble du territoire national.          

    Tous les véhicules circulant sur le réseau taxable devront être équipés de badges. Le badge installé dans le véhicule sera donc un boîtier de géolocalisation qui permettra de savoir quel véhicule se trouve sur quelle route, à tout moment.

    Des systèmes de contrôle fixes ou mobiles, équipés de caméras de lecture des plaques d’immatriculation, permettront de vérifier que chaque véhicule est bien équipé d’un badge en état de fonctionnement, que les données du badge correspondent à la plaque d’immatriculation et de vérifier le nombre d’essieux. En cas d’infraction, le dispositif prévoit de localiser le véhicule contrevenant, et de saisir immédiatement les services des douanes.

    Son cout : 1,7 à 1,8 milliards d’euros !

    • 860 M€ de recettes pour l’État (versés à l’AFITF).
    • 200 M€ de recettes pour les collectivités locales.
    • 240 M€ à 340 M€ de frais de collecte.
    • 400 M€ d’effet report sur les autoroutes concédées. 

    L’impact économique pour nos entreprises est considérable : 

    Le niveau de la taxation par kilomètre pour les véhicules assujettis à la taxe varie selon la catégorie du véhicule, qui est définie par son nombre d’essieux, son poids total autorisé en charge, son poids total roulant autorisé et enfin sa classe d’émission.

    Le taux kilométrique moyen est estimé à 12 centimes d’euros du km et pouvant aller jusqu’à 20 centimes.

    La loi du 3 août 2009 acte le principe de la répercussion du coût de la taxe sur le BENEFICIAIRE DE LA CIRCULATION DE LA MARCHANDISE et d’autre part la majoration du coût du transport sur une base réelle ou forfaitaire (LFI 2009).  L’article 24 de la loi du 1er février 1995 modifié par la LFI 2009 dispose en effet que : « Le prix du transport est majoré de plein droit des taxes prévues aux articles 269 à 283 quater et 285 septies du code des Douanes supportées par l’entreprise pour la réalisation de l’opération de transport. La facture fait apparaître les charges supportées par l’entreprise de transport au titre de ces taxes.

     Vous l’aurez compris, dans un contexte économique particulièrement tendu et incertain c’est une atteinte de plus à la compétitivité de nos entreprises.

  • 08 août.
     

    La suppression de la loi TEPA, un non sens économique !

    Trois conséquences majeures tant pour les entreprises que les salariés dans un secteur chronophage et gros consommateur d’heures supplémentaires comme le transport routier de marchandises (plus de 400 000 salariés dont 2/3 de conducteurs).

    • Premièrement, la suppression de l’exonération de cotisation patronale par heure supplémentaire dans les entreprises de plus de 20 salariés.
    • Deuxièmement, la suppression de l’exonération de charges salariales sur ces heures supplémentaires. Ce qui signifie que mécaniquement le salaire net des salariés qui effectuent des heures supplémentaires va diminuer et parfois dans des proportions importantes.
    • Troisièmement, la rémunération des heures supplémentaires réintégrerait l’assiette des revenus soumis à l’impôt sur le revenu. Ce qui diminuera encore le pouvoir d’achat des salariés.

    (Sources FNTR)

    Dans les mois qui viennent, nous serons confrontés à plusieurs échéances majeures : la remise en cause des allègements Fillon, l’arrivée de la taxe poids lourds au 1er juillet 2013, la multiplication des contraintes règlementaires (affichage obligatoire des émissions de CO² au 1er octobre 2013), la libéralisation du cabotage et l’arrivée de la norme euro VI.

    On voudrait détruire notre secteur que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

  • 04 avr.
     

    « Les 30 glorieuses sont devant nous »

    Je vous fait part d’un livre qui fait du bruit et qui est une source d’optimisme pour tout « business man » à la recherche d’inspiration.

    Ils y croient, mais croirons nous en « nous »?

    Article de presse repris sur la toile.

    « C’est la thèse des auteurs de cet essai de politique économique qui va à l’encontre de la sinistrose ambiante, avec une approche et une écriture accessible et pédagogique.
    Karine Berger et Valérie Rabault défendent l’idée que la France a les ressources pour relever le défi. A plusieurs conditions évidemment. En reprenant la main sur les choix d’investissements, d’éducation, de logement, d’immigration, de transports etc. En reconstruisant l’équilibre du fameux  » modèle français  » d’origine, déclinaison économique du liberté, égalité, fraternité. Car, après la crise financière de 2009, la France est à la croisée des chemins. Et peut changer le cours de son capitalisme. Concret, pragmatique, iconoclaste…et optimiste, le livre est l’histoire d’une réussite du pays encore possible…à condition que l’on s’en donne les moyens. »

  • 17 jan.
     

    J’ai fais un rêve

    Il faisait beau, je ne sais quel jour nous étions, j’étais assis sur la falaise pas loin du phare de la Hève, j’observai les couleurs du ciel encombré de petits nuages moutonneux, l’eau était d’un bleu méditérranéen, le soleil dardait ses rayons sur une eau limpide qui scintillait sur les coques des navires chargés au plus haut de ces boites appelées conteneurs.

    Le ballet incessant des remorqueurs butinant tout autour de ces géants d’acier me fascinait. Je pouvais lire sur leur flanc le nom des plus grandes compagnies maritimes au monde.

    Au loin j’apercevais les quais de Port 2000 avec leurs portiques penchés sur le ventre des porte-conteneurs et qui tel un jeu de cubes, les délestaient de leur volumineux chargement pour ensuite mieux les reconstituer.

    De mon poste d’observation j’imaginai sans pouvoir les voir, une noria d’ensembles routiers en mouvements, venus de tout l’hexagone et plus loin encore alimentant, tels des fourmis, le va et vient incessant des cavaliers sur les aires de stockage où chaque place libérée est aussitôt occupée.

    J’imaginai que la vitesse d’exécution des opérations sur l’ensemble des zones de Port 2000 interdisait la moindre file d’attente de camions.

    Je pensai à tous ces conducteurs heureux de faire partager leur plaisir de fréquenter les terminaux havrais et vantant leurs fiabilités auprès de tous les clients rencontrés.

    Allongé dans l’herbe, je regardai dans le ciel défiler les comptages diffusés chaque année par l’autorité portuaire et m’arrêtai en 2015 sur un chiffre de 5 millions de boîtes ! Et je me surprenais à penser que dans le nord, un peu plus haut, ils ne devaient pas en mener large.

    Au loin dans l’estuaire, la construction d’un nouveau port était engagée et je pouvais apercevoir les flèches des grues de chantier s’affairer…et puis…

    Et puis la sonnerie familière de mon réveil m’a vite ramené aux dures réalités d’aujourd’hui.

    Et sous la douche je me suis dis que ce rêve pouvais ne pas en être un, que rien n’était inaccessible, que si, dans cette communauté portuaire, l’intérêt général était privilégié, alors oui il serait possible d’évoluer, d’avancer avec la ferme volonté de rattraper le temps perdu, il n’est jamais trop tard.

    Cette volonté chez BUFFARD Logistique ne nous a jamais quittée, alors pourquoi, en ce mois de janvier propice toute à la fois aux voeux et aux épidémies saisonnières , ne pas souhaiter une contamination générale sans antidote pour l’arrêter !

    Daniel BENARD

  • 30 déc.
     

    Humeur

    « Rien n’arrête une idée dont le temps est venu » disait Victor Hugo
    La réforme portuaire en est une,  c’est une exigence incontournable pour répondre aux améliorations de productivité, traçabilité, sûreté et de qualité attendues par nos clients et donneurs d’ordres, elle reste indispensable pour répondre à la concurrence des autres ports

    Le grand port maritime du havre a les moyens de ses ambitions mais peine toujours à trouver la compétitivité souhaitée par ses différents acteurs, compagnies maritimes, consignataires, terminaux portuaires, transitaires, entreposeurs, logisticiens, importateur, exportateur, etc.

    Ce manque de compétitivité sur 2010 a impacté toutes les filières et pénalisé l’emploi,

    Les maux sont connus les remèdes déployés sur d’autres ports, alors il reste à espérer que 2011 apporte au GMPH et aux partenaires de cette réforme la volonté de traiter définitivement ce dossier en prenant en compte le bien commun, afin que cette année 2011 soit enfin à la mesure des vœux de toutes les filiaires maritimes et portuaires travaillant avec le port du Havre

    Meilleurs vœux pour cette année 2011, Gëzuar vitin e ri, Ein gutes neues Jahr, E glëckliches nëies,  happy new year, Sana saiida, Shnorhavor nor tari, Urte berri on, Asgwas amegas, Sretna nova godina, Best wishes, Bloavezh mat, Bon any nou, Xin nian kuai le, Seh heh bok mani bat uh seyo, Pace e salute, Godt nytår, Feliz año nuevo, Gelukkig Nieuwjaar, Shana tova,  Boldog új évet, Farsælt komandi ár, Felice anno nuovo, Akemashite omedetô, Gelukkig Nieuwjaar, Godt nyttår, Bona annada, Szczęśliwego nowego roku, Feliz ano novo, Un an nou fericit,  Novim godom, Sťastný nový rok, Srečno novo leto, Gott nytt år, Es guets Nöis, Eťastný nový rok, Yeni yiliniz kutlu olsun, Cung Chúc Tân Niên

    J Raguenes

  • 09 déc.
     

    Un excellent blog à fréquemment consulter

    Je conseille fortement de régulièrement se connecter au blog de Marc Migraine, adjoint au Maire du Havre et particulièrement à sa rubrique économique: http://www.auhavre.com/blog2/index.php?category/Mer-et-economie
    Les sujets abordés y sont très intéressants et l’échange de points de vue enrichissante.